La voix face au droit des marques
Giorgia Meloni rejoint un mouvement encore émergent et choisit de déposer sa voix à titre de marque.
Comme Matthew McConaughey et Taylor Swift avant elle, la première ministre italienne cherche à protéger sa voix contre les utilisations non autorisées.
Une telle pratique peut apparaître comme un outil supplémentaire de protection en ce qu’elle offre au titulaire de la marque un droit exclusif, opposable et exploitable commercialement.
Toutefois, une telle protection reste insuffisante dès lors que la marque ne protège pas la voix en elle-même mais le signe, c’est-à-dire l’extrait sonore déposé et associé à des produits et services désignés.
Ainsi, en l’espèce, Giorgia Meloni a déposé un extrait de sa voix pour des produits et services de classes 9, 41 et 45, portant notamment sur des prises de parole en public.
Dès lors, si sa voix est utilisée dans le cadre d’un tout autre produit ou service, la protection cesse.
Par ailleurs, il convient de s’interroger sur la capacité d’une telle marque à satisfaire aux conditions requises pour son enregistrement, notamment à permettre au public pertinent de distinguer les produits et services désignés de ceux proposés par d’autres acteurs économiques.
À cet égard, l’examen de la décision rendue par l’EUIPO apparaît particulièrement pertinent.
En somme,une telle initiative, importée maintenant en Europe, démontre bien la volonté des personnes physiques de disposer d’une meilleure protection de leurs droits de la personnalité.


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