Suppression de modèles litigieux d’enregistrements de voix de comédiens de doublage par une plateforme américaine

Dans le cadre de l’action menée par 25 comédiens ayant constaté que la plateforme américaine Fishaudio exploitait sans autorisation leurs voix, leurs interprétations, leurs images et noms, ces derniers ont obtenu la suppression des modèles d’intelligence artificielle par ladite plateforme.

Par réponse officielle du 1er avril 2026, la plateforme a confirmé la suppression « au 31 mars 2026 » de 47 modèles constatés par commissaires de justice portant atteinte aux droits des comédiens concernés, à la suite d’une « enquête approfondie ».

Si nous pouvons nous réjouir que les droits des comédiens soient, pour partie respectés, cette suppression constitue un enseignement pratique à retenir dans le cadre de la lutte contre le pillage massif de données personnelles et/ou de droits de propriété intellectuelle par les systèmes d’IA générative.

Une société de droit étranger exploitant de tels services n’est pas dispensée de respecter les lois en vigueur dans les pays concernés.

Cette affaire soulève l’importance de renforcer les exigences de hashtag#transparence et de résumé suffisamment détaillé légalement imputables aux déployeurs et fournisseurs d’Intelligence artificielle depuis l’entrée en vigueur du hashtag#RIA (article 50 et suivants) ainsi que la nécessité de renverser la charge de la preuve en faveur des titulaires des droits afin de simplifier et fluidifier le processus probatoire actuellement obsolète.

Cette exigence d’autant plus nécessaire que l’obligation de transparence initialement prévue au 2 août prochain va subir un infléchissement important à raison du Digital Omnibus. Malheureusement, aucune date n’a été annoncée quant au report de ces obligations, à l’exception des IA à hauts risques qui devaient être repoussées à 2027.

Il convient également de rappeler que la seule suppression des contenus litigieux ne peut suffire à installer un climat de confiance pour les titulaires de droit, lesquels attendent qu’une jurisprudence puisse empêcher des plateformes exploitant illicitement leurs voix, interprétations, images et/ou noms puissent d’exercer leur activité sur le territoire français.

To be continued…

Voici les liens de différents articles liés à cette actualité : Europe 24 : Voix clonées par IA: 25 doubleurs français obtiennent le retrait de contenus litigieux, selon leur avocat ; Ici : Intelligence artificielle : 25 doubleurs français font retirer leurs voix clonées d’une plateforme américaine – ICI ; Libération : Voix clonées par IA : 25 doubleurs français obtiennent le retrait de contenus litigieux – Libération

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